Une vie de partage et de solidarité

" J'aspire à Nazareth."
" Chacun sait que l'amour a pour premier effet l'imitation… je devais
donc imiter la vie cachée de l'humble et pauvre ouvrier de Nazareth "

(Frère Charles)

Nazareth : symbole d'une vie ordinaire : travail d'un charpentier, vie au sein d'une famille, le partage avec les voisins - rien d'extraordinaire, mais c'est cette vie que Jésus a mené pendant plus de 30 ans. Présence mystérieuse de Dieu au milieu de ce qui nous semble ordinaire, sans importance.
Petite Soeur Maithé auprès des amis du quartier
Travail au jardin
Tâche quotidienne: la vaiselle

Nous nous inspirons de ce grand mystère pour vivre notre vie religieuse au cœur du monde : dans le partage des conditions de vie des gens auxquels nous sommes envoyées: appartement, travail, culture, voisinage, engagements.
C'est là où Dieu chemine avec nous, encore aujourd'hui.
Parfois c'est difficile de LE reconnaître, mais IL est là !

" Dieu, pour nous sauver, est venu à nous, s'est mêlé à nous
dans le contact le plus familier et étroit. "
(Frère Charles)


Etre ensemble à la fête du quartier

« Ce qui frappe en arrivant dans le quartier, ce sont tous ces visages si différents : africains, réunionnais, indiens, asiatiques, maghrébins. Me voilà invitée à une conversion de tout mon être, ma tête, mon cœur, mes tripes, pour un dialogue dans la vérité, pour un chemin de convivialité, pour vivre ensemble, un véritable défi dans ces banlieues… »


Nous voyons le visage de Dieu sur ces milles visages rencontrés tous les jours : collègues de travail, dans les trains et les bus, nos voisins ; visages souffrants et visages joyeux. Nous LE reconnaissons dans le partage avec l'un ou l'autre qui nous rend visite. Peu à peu des relations d'amitié se tissent, la confiance grandit.



"Devenir l'un deux, cela veut dire faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire tomber les barrières. " (René Voillaume)


"Je travaille à la caisse dans un restaurant rapide, à la porte de Paris. Au début je n'étais pas tellement contente , mais petit à petit j'ai commencé à apprécier cette réalité. Il y avait des clients qui venaient tous les jours - on commençait à se connaître, à parler quelques mots...
Il y avait des gens bien pauvres qui venaient avec leurs centimes mendiés pour boire un café - invitation à les servir avec respect, leur faire sentir qu'eux aussi ils ont une dignité; et je n'avais pas pensé que des clients puissent être tellement réceptifs à la manière d'être servis !
Un jour je me suis retrouvée à la caisse dans un moment tranquille à côté d'une des responsables. On a commencé à parler et après quelques instants j'ai découvert qu'elle aussi, elle est chrétienne pratiquante. Elle me parlait de sa joie mais aussi de ses problèmes d'être chrétienne dans une ville comme Paris.

A la caisse d'un restaurant rapide

 
Elle me parlait des coutumes de Pâques au Liban, son pays d'origine, de son chemin de foi, sa recherche - et tout ça à la caisse d’un Quick ! Un restaurant rapide comme lieu d’Eglise – pas mal ! "

Nous voulons vivre dans cet esprit de Nazareth, dans l'amitié et la solidarité avec les personnes vers lesquelles nous sommes envoyées, dans la simplicité de notre style de vie.


" Tout notre être doit crier l'Evangile sur les toits, toute notre personne doit respirer Jésus, tous nos actes, toute notre vie doivent présenter l'image évangélique. " (Frère Charles) .



Être des témoins d'espérance au milieu des pauvres
Extraits des Orientations de la Congrégation - Chapitre 2007